Bilans & soins des TND

Bilan TDAH et TSA (autisme) à Venelles, près d'Aix-en-ProvenceEnfant, adolescent et adulte

Le Dr Lapierre réalise les bilans diagnostiques des troubles du neurodéveloppement — trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et trouble du spectre de l'autisme (TSA) — dans une démarche centrée sur le diagnostic clinique et le traitement médical, coordonnée avec les professionnels qui vous entourent.

Voir aussi : la rTMS (neuromodulation)Retour à l'accueil

Bon à savoir : les bilans diagnostiques du TDAH et du TSA sont réalisés chez l'enfant (à partir de 6 ans), l'adolescent et l'adulte.

Bon à savoir : conformément aux dernières recommandations en vigueur de la Haute Autorité de Santé (HAS), le bilan neuropsychologique n'est pas un examen nécessaire pour poser le diagnostic de TDAH ou de TSA. En présence de plusieurs troubles associés, de symptômes sévères, ou chez l'enfant, il pourra vous être demandé de réaliser un bilan neuropsychologique, pour aiguiller le diagnostic, établir un plan de soin ou servir d'outil de suivi du développement de l'enfant.

Recommandation HAS — TDAH (PDF)

Diagnostic des troubles du neurodéveloppement

  • Bilan diagnostique du TDAH (3 rendez-vous nécessaires)
  • Bilan diagnostique du TSA (3 à 4 rendez-vous nécessaires) — Supervision possible de votre évaluation avec l'Unité Mobile Autisme Adulte (UMAA) Les Makaras de Marseille
  • Demande d'aménagements scolaires ou professionnels liés au TDAH et/ou au TSA
  • Réalisation du volet médical du dossier de demande à la MDPH (Cerfa n° 15695*01)

Traitement du TDAH

  • Proposition d'outils psychothérapeutiques adaptés (en collaboration avec d'autres professionnels libéraux)
  • Instauration possible de traitements non médicamenteux (Safran, Mycothérapie)
  • Instauration et ajustement du traitement médicamenteux du TDAH : méthylphénidate (Ritaline, Concerta, Quasym, Medikinet) ou lisdexamfétamine (Xurta, Elvanse, Vyvanse)
  • Délégation annuelle de prescription pour un renouvellement par votre médecin traitant

Vous avez déjà un diagnostic ? Qu'il ait été posé au cabinet ou par un autre médecin, les démarches qui suivent restent accessibles sans refaire le bilan : aménagements scolaires ou professionnels, volet médical du dossier MDPH, instauration et ajustement du traitement, délégation annuelle de prescription.

Réalisés en secteur libéral, ces bilans peuvent constituer un complément ou une alternative à un parcours en centre ressources autisme (CRA).

Comprendre

Le TDAH et le TSA, en bref

Deux troubles du neurodéveloppement distincts, qui peuvent parfois coexister.

Le TDAH

Le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité associe, à des degrés variables, des difficultés à moduler son attention, ses pensées et ses émotions, de l'impulsivité et parfois une hyperactivité motrice. Il concernerait environ 5 à 10 % des enfants et des adolescents et persiste à l'âge adulte, sous une forme moins visible (compensation des symptômes avec un coût cognitif parfois très élevé). Ce n'est ni un manque de volonté ni un défaut d'éducation, mais une différence de fonctionnement cérébral aujourd'hui bien documentée.

Le TSA

Le trouble du spectre de l'autisme se manifeste par des particularités de la communication sociale et des interactions sociales, des intérêts spécifiques, un besoin de repères et de routines, et parfois des particularités sensorielles. Il s'agit d'un spectre : ses manifestations varient beaucoup d'une personne à l'autre. Il concerne environ 1 % de la population et peut être reconnu à tout âge.

Pas si rare que ça — et pas un effet de mode

« Tout le monde est TDAH aujourd'hui », « c'est la mode » : ces phrases, les patients les entendent souvent, parfois de la part de leur entourage, parfois de professionnels. Les chiffres racontent autre chose. Voici, à titre de repère, les prévalences estimées en 2026 des principaux troubles psychiques et du neurodéveloppement en population générale, sur la vie entière.

TroublePrévalence estiméeSoit environ
Troubles anxieux30 %1 personne sur 3
DépressionÉpisode dépressif caractérisé20 %1 personne sur 5
TDAHTrouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité10 %1 personne sur 10
Troubles « dys »Dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, dyscalculie10 %1 personne sur 10
Troubles des conduites alimentairesHyperphagie boulimique, anorexie mentale, boulimie5 %1 personne sur 20
Troubles de l'usage de substances5 %1 personne sur 20
État de stress post-traumatique4 %1 personne sur 25
Spectre de la bipolarité3 %1 personne sur 33
Trouble borderlineTrouble de la personnalité borderline3 %1 personne sur 33
TOCTrouble obsessionnel compulsif2,5 %1 personne sur 40
TSATrouble du spectre de l'autisme2 %1 personne sur 50
Schizophrénie1 %1 personne sur 100

Ordres de grandeur issus de la littérature internationale, arrondis. Les estimations varient selon les études, les critères diagnostiques et les populations étudiées. Le chiffre du TSA est probablement encore sous-évalué : les formes féminines, plus discrètes et souvent masquées par un effort d'adaptation permanent, restent largement non repérées.

Autrement dit : dans une classe de trente élèves, on attend en moyenne trois enfants avec un TDAH et trois avec un trouble dys ; sur deux classes, environ un élève avec un TSA.

En France, on est encore très loin du surdiagnostic

L'argument du surdiagnostic circule beaucoup. Il se vérifie mal dès qu'on regarde les chiffres, et il s'effondre dès qu'on compare la France à un pays qui, lui, diagnostique vraiment.

Ce que la France repère

  • TDAH : 5 % d'enfants et d'adolescents concernés (données HAS). Or, en 2019, seuls 0,61 à 0,75 % des 3-17 ans recevaient du méthylphénidate. Sur une cohorte de 4,8 millions d'enfants nés entre 2010 et 2016, 0,8 % en avaient débuté un avant dix ans.
  • TSA : les registres français retrouvent 0,56 % et 0,77 % d'enfants diagnostiqués au cours de leur huitième année, selon les départements — pour une prévalence attendue plusieurs fois supérieure.
  • La HAS l'écrit sans détour : « le manque de professionnels formés au TDAH entraîne un retard d'accès aux soins et donc un retard de diagnostic et de prise en charge ou une prise en charge non adaptée ».

Ce que diagnostique le Canada

  • TDAH : 8,4 % des enfants et jeunes de 1 à 17 ans portaient un diagnostic en 2023, contre 6,7 % en 2019.
  • TSA : 3,0 % en 2023, contre 2,0 % en 2019.
  • Là-bas aussi les chiffres montent, et les autorités sanitaires l'attribuent à une meilleure sensibilisation, à des critères élargis et à un repérage plus précoce — non à une épidémie.

Sur le TSA, la comparaison est directe et sans appel : le Canada diagnostique quatre à cinq fois plus d'enfants que ce que la France parvient à repérer avant huit ans. Sur le TDAH, le Canada pose un diagnostic chez 8,4 % de ses enfants, soit près du double de la prévalence que la France retient elle-même — environ 5 %. Nous diagnostiquons donc près de deux fois moins d'enfants que le Canada, et nous n'en traitons pas même un sixième.

Oui, les diagnostics augmentent : les prescriptions de méthylphénidate ont progressé de 116 % entre 2010 et 2019. Mais on partait de si bas que, même après ce doublement, la France reste parmi les pays d'Europe qui prescrivent le moins. Ce qui augmente, ce n'est pas le nombre de personnes concernées : c'est la proportion d'entre elles qui finissent par recevoir un nom pour ce qu'elles vivent depuis toujours.

Quand consulter ?

Les signes qui peuvent alerter

Quelques manifestations fréquentes, données à titre indicatif — elles ne constituent pas un auto-diagnostic.

Évoquant un TDAH

  • Chez l'enfant et l'adolescent : difficultés à se concentrer ou à terminer ses tâches, distractibilité importante, oublis fréquents, labilité émotionnelle, agitation motrice, difficulté à attendre son tour, impulsivité, retentissement scolaire, hypersensibilité sensorielle.
  • Chez l'adulte : difficultés d'organisation et de gestion du temps, procrastination, oublis, impulsivité, instabilité émotionnelle ou professionnelle, sentiment d'agitation intérieure.

Évoquant un TSA

  • Particularités des interactions sociales et de la communication sociale (contact visuel, décodage des situations sociales, conversations).
  • Intérêts intenses et spécifiques, besoin de routines, gêne face aux changements.
  • Particularités sensorielles (sensibilité au bruit, à la lumière, au toucher…).
  • Chez l'adulte, ces particularités ont parfois été longtemps compensées, au prix d'une fatigue importante.

Important : ces éléments ne permettent pas de poser un diagnostic. Seule une évaluation clinique permet de confirmer ou d'écarter un TDAH ou un TSA. Si ces difficultés retentissent sur votre quotidien ou celui de votre enfant, un bilan peut vous aider à y voir clair.

Deux livrets pour y voir clair chez l'enfant. La Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement publie des grilles de repérage par tranche d'âge. Elles listent, domaine par domaine — motricité, langage, relations, apprentissages, comportement — ce qui doit attirer l'attention à un âge donné. Elles sont conçues pour être remplies par le médecin, mais rien n'empêche de les parcourir en amont et de les apporter en consultation : c'est souvent le meilleur moyen de structurer ce que l'on a observé sans savoir le nommer.

Le livret 7-12 ans comporte en outre trois volets distincts, à renseigner respectivement par la famille, par l'enseignant et par le médecin — une façon de croiser les regards, exactement comme le fait le bilan.

Troubles associés

Des troubles souvent associés

Le TDAH et le TSA s'accompagnent fréquemment d'autres troubles qu'il est important de repérer.

Parmi les plus fréquents : les troubles des apprentissages (les « dys » : dyslexie, dyspraxie, dyscalculie…), les troubles anxieux, les troubles de l'humeur, les troubles du sommeil, ou encore, chez l'enfant présentant un TDAH, un trouble oppositionnel. Le TDAH et le TSA peuvent également coexister chez une même personne. Le bilan vise aussi à identifier ces troubles associés, car leur prise en compte conditionne la qualité de la prise en soin ; lorsque c'est nécessaire, la démarche est coordonnée avec les autres professionnels qui vous entourent.

Chez l'adolescent et chez l'adulte, le TDAH expose également à un risque accru de conduites addictives — alcool, cannabis, tabac, jeu, écrans. La relation joue dans les deux sens : un TDAH non repéré favorise l'installation d'une addiction, et il passe souvent inaperçu derrière elle. Identifier les deux ensemble change la prise en soin, c'est pourquoi la question est abordée au cours du bilan.

Livret publié par la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement. Destiné aux professionnels, il reste lisible pour un lecteur averti.

Le bilan, étape par étape

Comment se déroule le bilan ?

Une démarche structurée, conforme aux recommandations de la Haute Autorité de Santé et adaptée à chaque situation. Le bilan du TDAH nécessite le plus souvent 3 rendez-vous, celui du TSA 3 à 4 rendez-vous.

1

Premier entretien

Recueil de votre histoire (anamnèse) : entretien clinique approfondi, histoire du développement, retentissement au quotidien. Pour un enfant, avec ses parents.

2

Évaluation structurée

Questionnaires et échelles validés, et recueil d'informations complémentaires (école, proches) selon les recommandations en vigueur.

3

Synthèse et restitution

Explication du diagnostic, réponses à vos questions et proposition d'un plan de soin : traitement, aménagements et orientations éventuelles. Un bilan neuropsychologique peut être proposé si nécessaire.

Bon à savoir : pour le TSA, un entretien avec l'entourage ou des personnes vous ayant connu dans la petite enfance vous sera généralement proposé.

Bien préparer votre bilan

Les documents utiles à rassembler

Pour que le bilan soit le plus complet possible, vous pouvez réunir à l'avance :

  • les comptes rendus et bilans antérieurs (médicaux, psychologiques, orthophoniques…) ;
  • pour un enfant ou un adolescent, les bulletins scolaires, anciens et récents ;
  • les ordonnances et traitements en cours ;
  • le carnet de santé ;
  • vos derniers résultats de prise de sang, si vous en disposez ;
  • si possible, le regard de vos proches (parents, conjoint) sur les difficultés observées.

Ces éléments aident à retracer l'histoire du développement, essentielle au diagnostic.

Après le bilan

Scolarité et aménagements

Un diagnostic n'a d'intérêt que s'il débouche sur des adaptations concrètes. À l'école, au collège et au lycée, plusieurs dispositifs coexistent : ils ne recouvrent pas les mêmes besoins et ne s'obtiennent pas de la même façon. Voici de quoi s'y retrouver, avec les documents utiles à télécharger.

Une fiche à remettre aux enseignants

Ce document de quatre pages réunit l'essentiel de ce qu'un enseignant a besoin de savoir sur le TDAH, ainsi qu'un tableau d'aménagements scolaires classés par difficulté (inattention, organisation, impulsivité, agitation, estime de soi). Il est conçu pour être imprimé et remis directement à l'équipe pédagogique, en appui d'une demande de PAP ou lors d'une réunion d'équipe éducative.

Document élaboré par l'association HyperSupers — TDAH France, association reconnue d'utilité publique et agréée par le ministère de la Santé. Reproduit ici à titre d'information.

Quel dispositif pour quelle situation ?

Quatre sigles reviennent en permanence, et ils sont régulièrement confondus. Ils ne relèvent pas des mêmes textes, ni des mêmes interlocuteurs.

DispositifPour quiQui décideCe qu'il apporte
PPREProgramme personnalisé de réussite éducative Un élève qui risque de ne pas maîtriser les compétences du socle commun. Aucun trouble n'a à être justifié. L'équipe pédagogique seule, en interne. Ni avis médical, ni MDPH. Un programme d'actions pédagogiques ciblées, sur une durée courte, réévalué régulièrement.
PAIProjet d'accueil individualisé Un élève dont l'état de santé nécessite des soins, un traitement ou un régime pendant le temps scolaire. Le chef d'établissement, avec le médecin de l'Éducation nationale, à partir de l'ordonnance du médecin qui suit l'élève. L'organisation des soins à l'école : prise du traitement, protocole d'urgence, régime alimentaire.
PAPPlan d'accompagnement personnalisé Un élève dont les difficultés scolaires durables sont liées à un trouble des apprentissages ou du neurodéveloppement — c'est la voie habituelle pour le TDAH et pour de nombreux TSA sans reconnaissance de handicap. Le médecin de l'Éducation nationale rend un avis ; l'équipe pédagogique rédige ensuite le plan. Sans passage par la MDPH. Des adaptations pédagogiques : temps majoré, allègement de la copie, supports écrits, place dans la classe, usage d'outils numériques personnels.
PPSProjet personnalisé de scolarisation Un élève reconnu en situation de handicap, lorsque les adaptations pédagogiques ne suffisent plus. La CDAPH (la commission des droits et de l'autonomie de la MDPH), après dépôt d'un dossier et évaluation par l'équipe pluridisciplinaire. Des moyens de compensation : accompagnement humain (AESH), matériel pédagogique adapté, classe ULIS, suivi par un SESSAD, orientation — en plus des adaptations pédagogiques.
PAI : les subtilités à connaître

La demande est faite par la famille auprès du directeur d'école ou du chef d'établissement. Le PAI est ensuite rédigé avec le médecin de l'Éducation nationale, sur la base de l'ordonnance et des consignes du médecin qui suit l'élève.

Dans le TDAH, le cas le plus fréquent est la prise d'un traitement le midi à l'école : sans PAI, l'établissement n'est pas autorisé à administrer ou à laisser prendre le médicament. Le PAI doit être renouvelé à chaque année scolaire et actualisé à chaque changement de traitement ou de posologie.

Point important : un PAI ne donne pas droit, à lui seul, à des aménagements pédagogiques. Il organise les soins, pas la pédagogie — c'est le rôle du PAP. Les deux peuvent parfaitement coexister. Référence : circulaire du 10 février 2021.

PAP : les subtilités à connaître

Le PAP peut être demandé par la famille ou proposé par le conseil des maîtres ou le conseil de classe, avec l'accord de la famille. L'avis du médecin de l'Éducation nationale est indispensable : c'est lui qui constate le trouble, à partir des documents que vous lui transmettez — compte rendu diagnostique, bilan orthophonique, bilan neuropsychologique le cas échéant. Il est donc utile de prendre rendez-vous avec lui dès que le diagnostic est posé.

Le plan est ensuite rédigé par l'équipe pédagogique, révisé chaque année, et il suit l'élève d'une classe et d'un établissement à l'autre.

Ce qu'un PAP ne permet pas : ni accompagnement humain (AESH), ni matériel pédagogique financé, ni orientation vers un dispositif spécialisé. Ces moyens relèvent du PPS, donc de la MDPH. À noter également : PAP et PPS ne se cumulent pas — lorsqu'un PPS est notifié, il remplace le PAP.

Attention aux versions du formulaire : le PAP n'est plus un document papier à télécharger et à remplir soi-même. Depuis la généralisation du livret de parcours inclusif (LPI), il est saisi par l'établissement dans cette application nationale, à partir d'une trame commune. Vous n'avez donc pas de formulaire à compléter, mais vous devez fournir les bilans au médecin scolaire. Référence : circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015.

PPS : les subtilités à connaître

Le PPS suppose une reconnaissance du handicap : il faut déposer un dossier à la MDPH, comportant le formulaire de demande (Cerfa n° 15692*01, à remplir par vos soins) et le certificat médical (Cerfa n° 15695*01, complété au cabinet lors d'une consultation dédiée). Les deux volets sont détaillés plus haut sur cette page.

Le dossier comporte également un GEVA-Sco, rempli par l'établissement scolaire et non par vous ; il est détaillé juste en dessous. Le projet est ensuite élaboré par l'équipe pluridisciplinaire d'évaluation, notifié par la CDAPH, puis mis en œuvre et suivi en équipe de suivi de la scolarisation (ESS), animée par l'enseignant référent.

Anticipez : l'instruction d'un dossier MDPH prend souvent plusieurs mois. Pour une mise en place à la rentrée, la demande se prépare idéalement au cours du deuxième trimestre. En attendant la décision, un PAP peut être mis en place pour ne pas laisser l'élève sans adaptation.

GEVA-Sco : le document que l'école remplit pour la MDPH

Derrière ce sigle un peu opaque — guide d'évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation — se cache le document par lequel l'école décrit la situation de l'élève à la MDPH. C'est la pièce scolaire du dossier, complémentaire du certificat médical : elle ne pose aucun diagnostic, elle raconte le quotidien en classe.

Vous n'avez pas à le remplir : il est renseigné par l'équipe scolaire. Mais il est rédigé en votre présence, au cours d'une réunion à laquelle vous êtes convié de plein droit, et vous pouvez y faire consigner vos propres observations. Un dossier MDPH concernant un enfant scolarisé est incomplet sans lui, et son contenu pèse lourd dans la décision de la CDAPH : il vaut la peine de s'y intéresser, et d'en demander une copie.

Deux versions, à ne pas confondre :

  • GEVA-Sco « première demande » — lorsqu'aucun PPS n'existe encore. Il est rempli au cours d'une équipe éducative, réunie par le directeur d'école ou le chef d'établissement, à votre demande ou à l'initiative de l'équipe. C'est le point de départ habituel d'une première saisine de la MDPH.
  • GEVA-Sco « réexamen » — lorsqu'un PPS est déjà notifié. Il est actualisé chaque année au cours de l'équipe de suivi de la scolarisation (ESS), animée par l'enseignant référent, pour faire le bilan de l'année et ajuster les aménagements avant le renouvellement.

Il passe en revue l'autonomie, la communication, les apprentissages, les relations avec les autres, le comportement, ainsi que les aménagements déjà en place et leurs effets réels.

Comme le PAP, le GEVA-Sco est désormais renseigné par l'établissement dans le livret de parcours inclusif (LPI). Référence : arrêté du 6 février 2015.

Les aménagements aux examens

Pour le brevet des collèges (DNB, diplôme national du brevet), le CFG (certificat de formation générale) et les baccalauréats, les aménagements font l'objet d'une demande spécifique : ils ne découlent pas automatiquement du PAP, du PAI ou du PPS. Deux procédures existent, et le choix de la bonne conditionne l'acceptation du dossier.

Procédure simplifiée

Pour qui : le candidat qui bénéficie déjà d'un PAP (au titre d'un trouble du neurodéveloppement), d'un PAI ou d'un PPS, comportant un avis médical rendu au cours du cycle 4 (collège) ou de la classe de seconde — et qui demande à l'examen des aménagements cohérents avec ceux de ce plan.

Comment : le dossier est constitué avec le professeur principal et le chef d'établissement, qui le transmet à l'autorité administrative. Aucun nouvel avis médical n'est à obtenir : c'est tout l'intérêt de cette voie. Le plan existant est joint à la demande.

Procédure complète

Pour qui : le candidat qui ne dispose d'aucun PAP, PAI ni PPS ; celui qui demande des aménagements non cohérents avec son plan ; celui dont la situation s'est aggravée ou qui connaît une limitation temporaire d'activité ; celui qui demande une majoration de temps supérieure au tiers temps ; et tous les candidats scolarisés hors contrat, au CNED ou candidats libres.

Comment : le dossier passe par un médecin désigné par la CDAPH, qui rend un avis au vu des bilans fournis. La décision revient ensuite à l'autorité administrative.

Infographie éduscol : le calendrier de demande d'aménagement d'examen. Procédure à entamer l'année précédant l'examen pour le brevet des collèges (DNB) et le certificat de formation générale (CFG) (classe de quatrième, fin du second trimestre) et pour les baccalauréats (classe de seconde, fin du second trimestre) ; procédure à entamer l'année de l'examen, lors de l'inscription, pour les BTS, CAP, DCG, DSCG et autres examens, ainsi qu'en cas de handicap reconnu durant l'année en cours, de limitation temporaire d'activité ou d'aggravation d'une situation.

Quand entamer la démarche, selon l'examen.

Infographie éduscol : la procédure de demande d'aménagement d'examen, étape par étape — information des candidats par le chef d'établissement, constitution du dossier par le candidat, examen par l'équipe pédagogique et le médecin selon trois voies (procédure simplifiée, procédure complète avec avis immédiat du médecin, procédure complète avec avis différé), puis décision du recteur.

Le circuit complet du dossier, étape par étape ; cliquez sur les images pour les agrandir, puis à nouveau pour zoomer. Source : éduscol.

Délais — le point qui fait perdre le plus de dossiers. Deux repères se superposent, et c'est ce qui prête à confusion. Le texte national demande d'engager la démarche très en amont : avant la fin du deuxième trimestre de la classe de quatrième pour le brevet ou le CFG, de la classe de seconde pour le baccalauréat — une demande déposée en seconde couvrant aussi bien les épreuves anticipées de première que les épreuves de terminale, et les aménagements accordés étant ensuite reconduits sans nouvelle demande. La limite absolue, elle, est la date limite d'inscription à l'examen, fixée chaque année par l'académie ; dans l'académie d'Aix-Marseille, elle se situe en décembre pour le brevet (élèves de troisième) et à la mi-novembre pour les baccalauréats (élèves de première et de terminale). Déposer aussi tard reste donc recevable, mais c'est un rattrapage : l'instruction demande plusieurs mois et une demande tardive expose à une réponse qui arrive trop près des épreuves. Le plus sûr reste d'engager la démarche dès la rentrée, via l'application en ligne AMEX, où les formulaires (simplifiés comme complets) sont mis à disposition par examen.

Le compte rendu du bilan diagnostique remis à l'issue de la démarche au cabinet est rédigé pour pouvoir être versé à ces dossiers.

Faire la demande d'aménagements d'examens

Les formulaires officiels sont propres à chaque académie et renouvelés chaque année.

Ces procédures et ces formulaires évoluent régulièrement. En cas de doute, le médecin de l'Éducation nationale de l'établissement et le service des examens du rectorat restent les interlocuteurs de référence.

Démarches

Dossier MDPH (aides et recours)

Certaines aides ne s'obtiennent qu'en passant par la maison départementale des personnes handicapées. Le TDAH et le TSA y ouvrent droit, mais rien n'est automatique : ce n'est pas le diagnostic qui est évalué, c'est son retentissement sur l'autonomie, la scolarité ou le travail. D'où l'importance de décrire concrètement les difficultés du quotidien plutôt que de se contenter du nom du trouble.

Les aides que l'on peut demander

Toutes ne concernent pas tout le monde, et il n'est pas nécessaire de tout demander. Voici les principales, pour savoir ce qui existe avant de remplir le formulaire : une case oubliée ne sera pas instruite.

Chez l'enfant et l'adolescent

  • AEEH — allocation d'éducation de l'enfant handicapé, versée à la famille, assortie le cas échéant de l'un des six compléments, selon les dépenses engagées et la réduction d'activité professionnelle d'un parent.
  • PCH — prestation de compensation du handicap : aide humaine, aides techniques, aménagement du logement ou du véhicule. Le cumul avec l'AEEH obéit à un droit d'option qu'il vaut la peine de faire calculer.
  • Aides à la scolarité — projet personnalisé de scolarisation (PPS), accompagnement humain (AESH), matériel pédagogique adapté, orientation en ULIS, transport scolaire adapté.
  • Orientation médico-sociale — SESSAD, IME, ou accompagnement conjoint avec l'école.

Chez l'adulte

  • AAH — allocation aux adultes handicapés, et le cas échéant la majoration pour la vie autonome lorsqu'on vit dans un logement indépendant.
  • PCH — aide humaine, aides techniques, aménagement du logement ou du véhicule, ainsi que le volet parentalité.
  • RQTH — reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, qui ouvre l'aménagement du poste, l'aménagement des concours et examens, et l'accompagnement vers l'emploi.
  • Orientation professionnelle — milieu ordinaire avec emploi accompagné, apprentissage aménagé, ou milieu protégé (Ésat).

À tout âge

La carte mobilité inclusion (CMI) existe en trois mentions, cumulables : invalidité (à partir d'un taux d'incapacité de 80 %), priorité (station debout pénible) et stationnement. Dans le TSA en particulier, la mention priorité évite des files d'attente qui rendent certaines démarches impraticables ; elle est régulièrement oubliée dans les demandes.

Le formulaire de demande couvre l'ensemble de ces aides : on coche tout ce que l'on souhaite dès la première demande, quitte à essuyer un refus partiel. Une aide non demandée ne sera jamais accordée d'office.

Comment se dépose le dossier

Bon à savoir — dossier MDPH : une demande auprès de la MDPH comporte deux volets. Le volet médical (certificat médical, Cerfa n° 15695*01) est complété lors d'une consultation dédiée au cabinet. Le volet « patient » (formulaire de demande, Cerfa n° 15692*01) doit être rempli par vos soins — seul·e, ou avec l'aide d'une assistante sociale ou d'une association de patients — puis les deux volets doivent être adressés par vous-même à la MDPH de votre département.

Si la MDPH refuse

Bon à savoir — si la MDPH refuse : je constate en consultation un nombre croissant de refus opposés à des demandes pourtant fondées. Un refus n'est pas une décision définitive, et il est loin d'être exceptionnel — les recours contre les décisions des MDPH se comptent chaque année par dizaines de milliers. Si l'aide demandée vous paraît justifiée, ne vous arrêtez pas à ce courrier : la contester fait partie du parcours normal, et beaucoup de dossiers aboutissent au second passage.

Vous avez deux mois à compter de la notification pour déposer un recours administratif préalable obligatoire (RAPO), par courrier adressé à la MDPH, avec la copie de la décision contestée et tout élément nouveau — comptes rendus, bilans, témoignages de l'école ou de l'employeur. L'absence de réponse de la MDPH au bout de deux mois vaut refus.

Méfiez-vous de la conciliation. Une vraie conciliation — une demande écrite au directeur de la MDPH de désigner une personne qualifiée (article L. 146-10 du code de l'action sociale et des familles) — suspend bien le délai du RAPO, qui reprend là où il s'était arrêté une fois le rapport du conciliateur rendu. Mais lorsqu'une MDPH propose simplement de « réexaminer le dossier », souvent oralement, ce n'est pas une conciliation : cela ne suspend rien, et les deux mois continuent de courir pendant que vous attendez une réponse qui ne viendra peut-être jamais. Le réflexe sûr : déposez le RAPO dans les deux mois, quoi qu'on vous ait dit. Rien ne vous empêche de mener une conciliation en parallèle, et vos droits restent préservés si le réexamen annoncé n'a pas lieu.

Si le refus est maintenu, il reste deux mois pour saisir le juge : le pôle social du tribunal judiciaire pour l'AAH, la PCH, l'AEEH et les orientations scolaires ou médico-sociales ; le tribunal administratif pour la RQTH et l'orientation professionnelle. L'avocat n'est pas obligatoire, la procédure est gratuite, et une association peut vous accompagner à chaque étape — voir Associations et entraide plus bas sur cette page.

Conservez l'accusé de réception de chaque envoi : c'est lui qui fait foi pour les délais. Et n'hésitez pas à m'en parler en consultation : un document complémentaire peut être utile à l'appui de votre recours.

Tarifs

Tarifs et remboursement

Tarifs des bilans

Consultation dans le cadre du bilan diagnostique du TDAH3 rendez-vous nécessaires
Base de remboursement 67,50 € à 69,12 €
200 €
Consultation dans le cadre du bilan diagnostique du TSA3 à 4 rendez-vous nécessaires
Base de remboursement 67,50 € à 69,12 €
200 €

Ces montants correspondent au prix d'une consultation, et non au coût total du bilan.

Le détail de l'ensemble des tarifs (consultations de suivi, renouvellements, délégation de prescription…) figure sur la page d'accueil.

Remboursement & paiement

Médecin conventionné secteur 2, non OPTAM, avec dépassements d'honoraires. La Sécurité sociale rembourse sur la base du tarif opposable ; selon votre mutuelle, le dépassement peut être partiellement ou totalement pris en charge.

Moyens de paiement : chèques, espèces et cartes bancaires. Voir le détail des tarifs et remboursements.

Pour aller plus loin

Conseils de lecture

Quelques ouvrages accessibles pour mieux comprendre le TDAH et l'autisme.

Autour du TDAH

  • Mon cerveau a besoin de lunettes, Dr Annick Vincent — le TDAH expliqué aux enfants.
  • Mon cerveau a encore besoin de lunettes, Dr Annick Vincent — le TDAH chez l'adolescent et l'adulte.
  • TDA/H — La boîte à outils, Ariane Hébert — stratégies et techniques au quotidien.
  • Le TDA/H raconté aux enfants (« J'ai un Quoi ? »), Ariane Hébert — pour l'expliquer aux plus jeunes.
  • Le Petit Guide illustré du TDAH, Alice Gendron — comprendre son fonctionnement et apprendre à vivre avec.
  • Manuel de l'hyperactivité et du déficit de l'attention, Martin Desseilles, Nader Perroud et Sébastien Weibel — le TDAH chez l'adulte.
  • Les petites bulles de l'attention, Jean-Philippe Lachaux — se concentrer dans un monde de distractions.

Autour du TSA

  • La différence invisible, Julie Dachez et Mademoiselle Caroline — le quotidien d'une femme autiste, en bande dessinée.
  • Je suis à l'Est !, Josef Schovanec — le récit d'un philosophe autiste.
  • Ma vie d'autiste, Temple Grandin — le témoignage d'une figure majeure de l'autisme.
  • Vivre avec un TSA — Les troubles du spectre autistique, Élise Couval — un guide accessible pour mieux comprendre le TSA.
  • TDAH & TSA dans la même personne — C'est quoi ce bazar ?!, Noëlle Monge — quand les deux troubles coexistent chez une même personne.

Un guide officiel pour les parents

Après le diagnostic, la question qui revient le plus souvent est : « concrètement, qu'est-ce que je peux faire au quotidien ? » La guidance parentale y répond par des méthodes structurées, évaluées, qui s'adressent aux parents et non à l'enfant seul. Ce guide de la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement présente les programmes existants, ce qu'ils apportent, à qui ils conviennent et comment y accéder.

Ne pas rester seul

Associations et entraide

Rencontrer d'autres personnes concernées apporte souvent ce qu'aucune consultation ne peut donner : le sentiment de ne pas être un cas isolé, et des solutions éprouvées au quotidien.

Autour du TDAH

HyperSupers — TDAH France est l'association nationale de référence, reconnue d'utilité publique et agréée par le ministère de la Santé. Sa délégation Provence-Alpes-Côte d'Azur réunit des bénévoles pour les Bouches-du-Rhône et organise périodiquement des rencontres de parents à Aix-en-Provence. C'est elle qui édite la fiche destinée aux enseignants proposée plus haut.

TDAH PACA est une association régionale d'information sur le TDAH, couvrant la région et la Corse : documentation, conférences et colloques, actions auprès des professionnels et des institutions.

TDAH Partout Pareil intervient à l'échelle nationale, donc joignable d'où que l'on soit : une ligne d'écoute tenue par des bénévoles à horaires fixes, des groupes de discussion en ligne distincts pour les familles et pour les adultes concernés, et des réunions d'information, y compris auprès des équipes scolaires.

Autour du TSA

Autiegirls est une association de pair-aidance réservée aux femmes majeures diagnostiquées TSA sans déficience intellectuelle. Elle anime des groupes de parole en non-mixité à Aix-en-Provence (Le Cube, faculté ALLSH) et à Marseille (CCO Bernard du Bois). Adhésion : 10 € le semestre ou 20 € l'année. Contact : autiegirls13@gmail.com.

Le GEM TSA 13 « La Blue Team » est un groupe d'entraide mutuelle destiné aux adultes autistes, porté par l'association APAR Autisme, avec deux antennes dans le département : Aix-en-Provence et Salon-de-Provence. Le principe d'un GEM est l'auto-organisation : cuisine, sport adapté, cinéma, théâtre, radio, ateliers autour de l'emploi… les activités sont choisies et animées par les adhérents eux-mêmes.

Autisme 13 — Arco Iris est une association de parents des Bouches-du-Rhône, fondée il y a une vingtaine d'années et affiliée à Autisme France. Elle réunit ses adhérents un samedi matin sur deux, en alternance à Marseille et à Gardanne, organise conférences et formations, propose des ateliers pour les parents comme pour les adultes autistes, et prête des ouvrages. Contact : secretariat@autisme13.fr.

Pour les troubles du neurodéveloppement en général

Occitadys n'est pas une association de familles mais un réseau de professionnels, à l'échelle de l'Occitanie. Son intérêt ici est ailleurs : sa bibliothèque de ressources est en accès libre, sans compte ni condition de résidence — fiches d'information, vidéos, webinaires et outils pédagogiques classés par trouble, avec une rubrique consacrée au TDAH. Le réseau diffuse également la Mallette Futée, un ensemble de dix-sept outils de gestion de classe pour l'école élémentaire (bruit, concentration, repérage du temps, régulation des émotions), dont le guide d'utilisation se télécharge gratuitement.

Ces associations et réseaux sont indépendants du cabinet ; ils sont signalés à titre d'information. Coordonnées, lieux et tarifs relevés en juillet 2026 — pensez à les vérifier auprès de l'association avant de vous déplacer.

Questions fréquentes

Vos questions sur le bilan

À partir de quel âge peut-on réaliser un bilan ?
Les bilans sont réalisés à partir de 6 ans (entrée en CP), chez l'enfant, l'adolescent et l'adulte. La démarche et les outils sont adaptés à l'âge de la personne. Il n'y a pas d'âge maximum : un diagnostic peut être posé et être utile à tout moment de la vie.
Combien de rendez-vous le bilan nécessite-t-il ?
Le bilan du TDAH nécessite le plus souvent 3 rendez-vous, celui du TSA 3 à 4 rendez-vous, répartis sur plusieurs semaines. Ce nombre est adapté à chaque situation.
Faut-il une orientation du médecin traitant ?
Un courrier de votre médecin traitant ou du professionnel qui vous suit n'est pas obligatoire, mais il est utile : il aide à retracer votre parcours et à coordonner les soins. Vous pouvez apporter tout compte rendu déjà en votre possession.
J'ai déjà un diagnostic posé par un autre médecin, puis-je consulter ?
Oui. Il n'est pas nécessaire de refaire un bilan au cabinet. Sur présentation du compte rendu ou de l'attestation diagnostique, les démarches qui suivent le diagnostic restent accessibles : demande d'aménagements scolaires ou professionnels, rédaction du volet médical du dossier MDPH, instauration et ajustement du traitement médicamenteux du TDAH, et délégation annuelle de prescription permettant le renouvellement par votre médecin traitant.
Un bilan neuropsychologique est-il obligatoire ?
Non. Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, le bilan neuropsychologique n'est pas nécessaire pour poser le diagnostic de TDAH ou de TSA. Il peut être demandé dans certaines situations (troubles associés, symptômes sévères, ou chez l'enfant) pour affiner le diagnostic ou établir un plan de soin.
Les consultations sont-elles remboursées ?
Le Dr Lapierre est médecin conventionné secteur 2 (non OPTAM). Les consultations sont remboursées par la Sécurité sociale sur la base du tarif opposable ; selon votre mutuelle, le dépassement peut être partiellement ou totalement pris en charge.
Peut-on présenter à la fois un TDAH et un TSA ?
Oui. Le TDAH et le TSA peuvent coexister chez une même personne, et s'accompagnent souvent d'autres troubles (anxiété, troubles des apprentissages, du sommeil…). Le bilan vise justement à repérer l'ensemble de ces éléments.
Un diagnostic à l'âge adulte, est-ce vraiment utile ?
Oui. Mettre un nom sur des difficultés même anciennes permet de mieux se comprendre, d'accéder à des aménagements adaptés et, lorsque c'est indiqué, à un traitement. Beaucoup d'adultes décrivent un réel soulagement après un diagnostic.

Contenu médical rédigé et revu par le Dr Philippe Lapierre, psychiatre. Dernière mise à jour : juillet 2026.

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